Les quatre espèces
Aujourd’hui on va parler des 4 types de végétaux que nous demande de réunir notre créateur pour la fête de Souccot. Ces quatre espèces sont mentionnées dans Lévitique chapitre 23.
Vayiqra (Lévitique) 23:40
Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière.
Donc on a bien quatre types de plantes différentes.
1. Les fruits de beaux arbres
2. Des branches de palmiers
3. Des rameaux d’arbres feuillus
4. Des saules de rivière
Dans le judaïsme, les rabbins ont appelé ces 4 espèces un “loulav”. En hébreu loulav désigne une branche fermée de palmier-dattier. Le problème c’est qu’aujourd’hui si vous tapez loulav dans google, cela fait surtout référence aux quatre espèces et pas forcément à la branche de palmier. D’ailleurs, concernant l’expression : “les quatre espèces”, il y a une chose très importante à comprendre. En biologie, une espèce désigne un ensemble d’individus capables de se reproduire entre eux et d’engendrer une descendance viable et féconde.
Dans la Bible, le mot espèce c’est Miyn (מִין). La Bible parle des espèces comme la biologie le fait, c’est-à-dire pour parler des créatures de Yahweh selon leur espèce.
Bereshit (Genèse) 1:12
La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce (miyn), et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce (miyn). Elohim vit que cela était bon.
Cependant, le mot espèce dans la Bible peut aussi désigner un groupe d’animaux d’une même famille.
Vayikra (Lévitique) 11:15
Le corbeau et toutes ses espèces (miyn);
Dans Lévitique chapitre 11, Yahweh nous parle des espèces de corbeau, car il ne va pas faire la description de chaque membre de la famille des corvidés qui existe sur terre, ce serait trop long, il parle de toute la famille pour dire qu’il ne faut pas les manger. Donc une espèce d’un point de vue hébraïque, cela désigne soit une espèce précise ou alors un groupe d’espèces qui appartiennent à une même famille. C’est aussi la définition qu’on trouve chez les traducteurs.
Mais revenons en au 4 espèces de plantes demandé par Yahweh à Souccot. S’agit-il de 4 espèces précises ou s’agit-il de 4 familles de plantes différentes ? Et bien les avis divergent à ce sujet.
Dans le judaïsme, les quatre espèces qu’utilisent les rabbins sont définies de manière assez stricts. Les rabbins pensent que ce sont des espèces précises. Le fruit par exemple, doit obligatoirement être un etrog de l’espèce “Citrus medica”. Vous êtes obligé d’utiliser cette espèce, vous ne pouvez pas prendre un autre agrume ou un autre fruit, même s’il appartient à la même famille de plantes. Pour le palmier pareil, vous ne pouvez pas choisir d’autre espèce sauf celle qui s’appelle “Phoenix dactylifera”. Dans le judaïsme, vous être obligé d’utiliser ce palmier précisément.
Pour les rameaux d’arbres feuillus, c’est également un espèce précise qu’on appelle la myrte (Myrtus communis). Par contre, pour le saule les judaïsants utilisent deux variétés principales, le saule blanc (Salix alba) ou le saule de la Jordanie (Salix acmophylla). Donc pour résumer, les rabbins ont une définition très stricte et ils obligent tout le peuple juif à suivre leurs opinions, même si la Torah n’a jamais demandé de telles exigences.
Nous les Nazaréens ne pensons pas que Yahweh nous demande des espèces précises. Nous pensons qu’il s’agit de famille de plantes, plutôt que d’espèces très précises. La Torah parle du mot espèce, qui est miyn en hébreu. On a vu que cela peut être compris comme une espèce précise ou compris comme étant un groupe d’espèces, c’est-à-dire, une famille de plantes. Nous pensons donc qu’on peut prendre de plusieurs fruits différents, d’ailleurs on utilise souvent les agrumes, citron, orange etc… Pour les branches de palmier, on utilise la famille des palmiers en général. Il faut savoir qu’il y a plus de 2500 espèces différentes dans la famille du palmier.
La Torah ne parle pas d’une variété de palmier, mais simplement de kapoth tthemariym (כפת תמרים).
Kapoth veut dire le rameau d’un palmier d’une manière générale. De plus, le mot Tamar est un mot qui peut désigner à la fois un palmier dattier mais également un palmier en terme de famille de plantes ou de palmier en général. Pour ce qui est des branches d’arbres feuillus, nous utilisons n’importe quelles branches de feuillu, comme du noisetier, du chêne, de l’érable ou ce que vous trouvez autour de chez vous. Pour le saule c’est pareil, on utilise n’importe quelle espèce dans la famille des saules disponibles. Il existe plus de 350 espèces de saule dans le monde.
Application dans Nehemyah
Nous les nazaréens ne pensons pas qu’il faille avoir des espèces précises, car quand nous lisons l’application de ce commandement dans Nehemyah, nous voyons qu’ils ont utilisé ce qu’il avait à disposition.
Nehemyah (Néhémie) 8:15
« Répandez-vous dans la montagne et rapportez-en des feuilles d’olivier, des feuilles de l’arbre qui donne de l’huile, des feuilles de myrte, des feuilles de palmier, des feuilles d’arbres touffus, pour faire des cabanes comme il est écrit. »
Dans ce passage, on voit qu’il on prit plusieurs espèces de feuillus comme la myrte ou l’olivier. Apparemment ils n’ont pas pu trouver de saule, donc ils ont pris d’autres branches à la place. On voit dans cet exemple que la définition stricte des rabbins ne tient pas la route, mais qu’il existe une liberté et une certaine marge de manœuvre.
Dans l’enseignement sur Souccot, on avait vu une vidéo où un pasteur expliquait pourquoi ils ne faisaient pas la fête des tabernacles dans le christianisme. L’un des arguments des pasteurs était qu’ils disaient qu’il était difficile de trouver toutes les plantes et notamment parce qu’il vivait sur l’île de la Réunion. Mais justement, nous avons lu dans Néhémie que les hébreux n’ont pas trouvé de saule et pourtant ils n’ont pas été maudit par Yahweh. Ils ont fait des efforts, et Yahweh ne les a pas carbonisés sur place pour n’avoir pas trouvé toutes les espèces.
Je pense que ce pasteur a sûrement des a priori sur Souccot, car il a certainement vu les judaïsants avec leurs quatre espèces. C’est malheureusement souvent pour cette raison que les chrétiens ont une mauvaise image des commandements de la Torah. Ils croient à tort que Yahweh demandait strictement quatre espèces précises, alors qu’on a vu que la Torah demande des familles de plantes qu’on peut trouver tout autour du monde.
Je me bats dans chacun de mes enseignements pour essayer de détruire les a priori des chrétiens sur la Torah. En effet, ils confondent sans cesse les choses provenant du Talmud et les choses que Yahweh demande dans la Torah. Comme je le dis souvent, le judaïsme est une soupe où les commandements divins et humains sont mélangés. Si vous voulez comprendre pourquoi Yeshoua rejetait le judaïsme et acceptait la Torah, j’ai fait plusieurs études qui montrent la différence entre les lois du judaïsme et la loi divine de la Torah.
Un exemple concret
Donc pour vous donnez un exemple, je vais vous montrer ce que j’ai fait les années précédentes. J’avais choisi de prendre un citron pour le fruit de beaux arbres. Il faut se sentir assez libre. Faites attention cependant, car certains fruits ne proviennent pas d’arbres. Par exemple, le raisin vient d’une liane et pas d’un arbre; l’ananas, la fraise, le kiwi, le melon, tous ces beaux fruits ne sont pas issus d’un arbre. Yahweh nous demande de prendre du fruit de beaux arbres, comme une orange, une pomme, une pêche, une prune, une grenade, une figue, vous avez l’embarras du choix il me semble, même sur l’île de la Réunion.
Pour ce qui est des branches de palmiers, nous savons que ‘palmiers’ est une famille de plantes qui comprend de nombreuses espèces. Personnellement j’ai acheté un petit palmier. J’ai trouvé ce palmier nain, et je l’ai installé dans ma salle de bain. C’est un chamadoréa elegans, c’est le palmier le moins exigeant que j’ai pu trouvé.
Le chamadoréa est, je trouve, la solution la plus abordable, pour ceux qui ont de petit moyens et pas de jardin. Pour ceux qui ont un jardin et plus de moyens financiers vous devriez investir dans un palmier en pleine terre, comme le trachycarpus fortunei. Ce palmier peut résister à -18°C, donc pour ceux qui vivent en Europe, c’est intéressant. Et puis je trouve qu’il est très joli.
Pour le saule je suis aller dans la nature, car le saule pousse très facilement dans les plaines, si vous avez un jardin vous pouvez aussi en planter, car ça se bouture très très facilement, il suffit de laisser une branche dans l’eau et elle produira des racines en quelques jours seulement.
Il y a aussi l’option du saule pleureur, mais je me suis dis que c’est un peu triste d’avoir du saule pleureur pour la fête de Souccot qui est une fête où nous devons nous réjouir. D’ailleurs, le nom latin du saule pleureur est Salix Babylonica, le saule de Babylone, car il est originaire de Chine. Carl Von Linné l’a appelé ainsi en rapport avec les versets du Psaumes 137.
Mizmor (Psaume) 137:1-2
1 Sur le bord des fleuves de Babylone, Nous nous sommes assis, Et là nous avons pleuré, Nous souvenant de Sion.
2 Aux saules du rivage, Nous avons suspendu nos harpes.
Voilà pourquoi on l’appelle le saule pleureur, car quand nous sommes en exil nous pleurons de ne plus être à Jérusalem. Je vous laisse choisir quelle espèce vous devriez prendre pour faire la fête de Souccot. Et pour les branches de feuillus, j’ai pris du noisetier, mais tous les feuillus que vous trouverez feront l’affaire, veillez simplement à ne pas prendre une branche de résineux comme de l’épicéa, car ce n’est pas dans la famille des feuillus.
Le joug rabbinique
Certaines personnes n’aiment pas aller chercher les quatre espèces par elle même, et certaines croyants messianiques préfèrent faire confiance aux rabbins judaïsants. Sur un site messianique, ils recommandent les quatre espèces rabbiniques classiques.
Aucun plat spécifique n’est recommandé, mais il faut mettre sur la table quatre espèces de végétaux indispensables au bon déroulement de la fête. Ils ont plusieurs symboliques, notamment l’étude de la Torah et la représentation des membres du corps humain :
un cédrat (fécondité, le cœur)
une branche de saule (immortalité, la bouche)
du myrte (jeunesse, virginité, beauté, l’œil)
une palme de dattier (renouvellement des saisons, la colonne vertébrale)
Les croyants messianiques préfèrent se mettre sous le joug rabbinique, alors que nous avons une plus grande liberté en Yeshoua. L’apôtre Shaoul nous mettait en garde contre le joug rabbinique des judaïsants.
Galates 5:1
C’est pour la liberté que Mashiah nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude (rabbins).
Comme on l’a vu, le loulav rabbinique est composé d’un etrog, d’une branche de palmier complètement fermée, d’une branche de saule et d’une branche de myrte.
D’un point de vue purement légaliste, le loulav rabbinique est correct selon la Torah. Cependant, si nous creusons un peu, on peut comprendre que ce loulav pose plusieurs problèmes.
La joie dans les évangiles
Pour comprendre cela, nous allons regarder dans les évangiles, allons voir ce passage où Yeshoua entre dans Jérusalem. Les gens de la foule se sont mis à arracher des branches d’arbres et notamment des branches de palmier.
Yohanan (Jean) 12:13
Ils prirent des branches de palmier, et allèrent au-devant de lui, en criant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom de Yahweh, le roi d’Israël !Marc 11:8
Plusieurs aussi étendirent leurs vêtements le long du chemin : d’autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.
Beaucoup de personne étaient dans une grande joie au moment où Yeshoua est entré dans Jérusalem, car ils ont compris que c’était l’accomplissement de la prophétie de Zecharyah 9:9
Zecharyah (Zacharie) 9:9
Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse.
Mais alors pourquoi ces gens ont utilisé des branches pour manifester leur joie ? Nous autres français aujourd’hui n’avons pas toujours la mentalité hébraïque des temps anciens pour bien comprendre. Quand un européen est content, il va crier et applaudir. Et bien dans les écritures, les branches d’arbres sont associées à la joie.
Mizmor (Psaume) 96:12
Que la campagne s’égaie avec tout ce qu’elle renferme, que tous les arbres des forêts poussent des cris de joie.
Voyez également dans ce passage du prophète Esaïe :
Yeshayahu (Esaïe) 55:12
Oui, vous sortirez dans la joie et vous serez conduits dans la paix. Les montagnes et les collines éclateront en cris de joie devant vous et tous les arbres de la campagne battront des mains.
Yeshayahu parle d’un grand moment de joie, il dit que même les arbres vont battre des mains, les arbres vont applaudir. En effet, en hébreux, le mot main c’est Kaph, et cela veut dire la main, la paume, mais cela se traduit aussi par branche. Kaph est un mot qui montre le lien entre les mains et les feuilles de palmier.
Pour un hébreu des temps anciens, être dans la joie se manifestait avec des branches d’arbres, cela correspond au fait de crier ou d’applaudir comme les arbres dans le Psaume 96 ou Ésaïe 55.
Revenons-en à l’entrée de Yeshoua dans Jérusalem sur le petit d’une ânesse. Avec Esaïe et Zacharie on comprend pourquoi les gens se sont mis à couper des branches d’arbre et notamment de Palmier. Ce n’était pas le temps de Souccot, mais c’était seulement un moment d’une grande joie. Souccot est également une fête qui nous commande d’être dans une grande joie, et donc cette fête est aussi associée aux branches d’arbres.
Vayikra (Lévitique) 23:40
Vous prendrez au premier jour des fruits d’un très bel arbre, des branches de palmier, des rameaux d’arbres touffus, et des saules de rivière ; vous vous réjouirez devant Yahweh votre Elohim.
On voit dans ce verset du Vayikra que les branches d’arbres sont connectées à la réjouissance. Maintenant pourquoi nous ne devrions pas utiliser de loulav rabbinique ? Et bien dans la loi rabbinique sur Souccot, il n’est pas permis d’avoir une branche de palmier mature. Une branche qui serait ouverte comme une main, n’est pas acceptée, ce n’est pas casher, le rabbinat ne vous validera pas. Une branche casher est une branche immature.
Personnellement quand je pense à un palmier, j’imagine un bel arbre bien déployé et agréable à regarder, une sorte de paysage de carte postale. Et donc la première fois que j’ai vu un loulav rabbinique, j’ai été étonné, car je ne m’attendais pas à voir une branche de palmier si moche, toute fermée, ça m’a un peu gâché ma joie.
Mais alors pourquoi les rabbins ont-ils décidé cela ? Et bien dans la Torah, le verset qui parle des branches de palmier utilise le mot Kaph, qui peut vouloir dire plusieurs choses.
Vayikra (Lévitique) 23:40
Vous prendrez au premier jour des fruits d’un très bel arbre, des branches (Kaphot) de palmier, des rameaux d’arbres touffus, et des saules de rivière ; vous vous réjouirez devant Yahweh votre Elohim.
Dans le verset 40, le mot est écrit sous la forme Kaphot, qui veut dire quelque chose de creux ou de courbé. Sur le site internet rabbinique appelé Chiourim, les responsables expliquent pourquoi ils utilisent une branche immature, plutôt qu’une branche normale et déployé.
Dans la mesure où le verset désigne cette branche par une expression particulière – « kapot » qui signifie littéralement une « cuillère » –, on en déduit que cette branche doit être fermée, ou encore « attachée » [kafout]
Cela dit ce n’est qu’une interprétation, car pour moi une cuillère ne veut pas dire fermé ou attaché. Au contraire, je vois plus un lien avec une cuillère et une feuille ouverte. Une branche de palmier mure a justement une forme en courbe, comme celle d’une cuillère. D’ailleurs, quand nous applaudissons, nous creusons toujours un peu la main comme une cuillère et cela produit encore plus de bruit. Par contre, si vous fermez la main, vous ne produirez pas beaucoup de son et si vous les attacher, et bien bon courage pour applaudir et être dans la joie. Si on revient à la compréhension d’Esaïe 55 de la joie, on voit que les arbres applaudissaient.
Yeshayahu (Esaïe) 55:12
Oui, vous sortirez dans la joie et vous serez conduits dans la paix. Les montagnes et les collines éclateront en cris de joie devant vous et tous les arbres de la campagne battront des mains.
Mais comment applaudir si les branches de palmier sont fermées ? Peut-on applaudir si notre main est fermée, ou est-ce mieux si nos mains sont ouvertes comme une branche de palmier mature ? C’est pour cette raison que je ne conseille pas le loulav rabbinique, car cette obligation d’avoir une branche de palmier fermée me semble contraire aux écritures. Mais pour aller plus loin, revenons en maintenant à l’entrée de Yeshoua à Jérusalem. Il est à remarquer que tout le monde était dans une très grande joie. La foule et les disciples criaient. Cependant, certaines personnes n’étaient pas contentes.
Luc 19:39-40
39 Quelques pharisiens, du milieu de la foule, dirent à Yeshoua : Maître, reprends tes disciples.
40 Et il répondit : Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront !
Ce qu’il faut comprendre de ce passage, c’est que les pharisiens (rabbins) n’ont pas reconnu Yeshoua comme le roi de la prophétie de Zekaryah. Ils n’ont pas applaudit, au contraire, ils n’étaient pas dans la joie comme les disciples de Yeshoua. Ils ont même dit à Yeshoua de calmer ses disciples, car ils criaient de joie.
Aujourd’hui les rabbins sont les héritiers spirituels des pharisiens, et ils ne croient toujours pas que Yeshoua est le Messie, ils ne croient toujours pas que Yeshoua est leur Roi. Cette obligation des rabbins d’avoir une branche de palmier fermée et pas ouverte, montre que spirituellement, ils n’ont toujours pas la joie d’accueillir le Roi des rois, Yeshoua Mashiah.
Aujourd’hui nous savons que Souccot est une fête symbolique des noces, à savoir l’arrivée de l’époux au mariage. Et c’est un grand moment de joie et c’est pour cela qu’on prend des branches d’arbres, pour montrer qu’on est dans la joie, comme quand les arbres battent des mains.
Acheter un loulav rabbinique avec une branche de palmier fermée, c’est comme d’accepter finalement de ne pas avoir ouvert les mains pour applaudir à l’arrivée de notre Roi des rois, Yeshoua. Peut-on applaudir et se réjouir si on a les mains fermées, comme une branche de palmier fermée ?
Egocentrisme du peuple
Un autre problème du loulav rabbinique, c’est qu’il sert de représentation au peuple juif. Si les rabbins ne sont plus en mesure de changer d’espèces, c’est parce qu’ils ont construit tout un mysticisme autour des quatre espèces. Cette mystique provient de la cabbale, donc la mystique juive. Voici ce qu’ils en disent :
Nos sages soulignent que les Quatre Espèces, chacune ayant différentes combinaisons de goût et d’odeur, représentent les quatre types de personnes qui composent notre peuple :
Au lieu de se tourner vers Yahweh pour la célébration de la fête de Souccot, ils se tournent vers eux-mêmes. La mentalité rabbinique fait pareil même lorsqu’ils lisent un passage prophétique sur le Messie Yeshoua, ils attribuent ce passage au peuple juif, donc à eux-mêmes. Cela dénote un fort égocentrisme. Quand ils lisent Esaïe 53, ils ne reconnaissent pas Yeshoua, mais ils pensent que cela parle du peuple israélite.
Au lieu de dire que c’est Yeshoua qui a pris sur lui les péchés de l’humanité, ils préfèrent enseigner que c’est les juifs qui ont expié les fautes de l’humanité, ils se prennent pour le sauveur du monde, c’est du grand n’importe quoi. Bon fin de l’aparté sur Esaïe 53. Revenons-en au loulav et à ces symboliques égocentrées. Il existe une autre symbolique du loulav, qui s’intéresse au corps humain cette fois-ci. Voici ce qu’en disent les rabbins :
Le Sefer Habahir, un ouvrage cabalistique rédigé il y a près de 2000 ans, apporte un autre regard sur le bouquet des quatre espèces qu’il compare aux quatre membres principaux du corps humain.
Le Etrog représente le cœur, siège de nos émotions.
Le Hadas a des feuilles dont la forme rappelle celle des yeux.
Le Loulav, c’est la colonne vertébrale, point de départ de nos actions.
La Aravah, ce sont les lèvres, la parole.
Les croyants en Yeshoua messianique, reprennent cette mentalité rabbinique et enseignent exactement les mêmes dérives kabbalistiques. Donc attention à toutes ces dérives autours des quatre espèces, car cela détourne beaucoup de croyants pour les entraîner à croire dans la kabbale, ça nous donne l’envie de se regarder le nombril, plutôt que de regarder vers Yahweh et son fils Yeshoua.
Le business des 4 espèces
Une autre dérive liée aux loulavim rabbiniques, c’est que la vente des quatre espèces est devenu un gros business. Beaucoup de choses censées nous aider à rendre un culte à Yahweh sont maintenant devenues un trafic et souvent ces choses sont hors de prix pour beaucoup de personnes. Je crois qu’il ne devrait pas y avoir de profit, mais les judaïsants devraient vendre ces choses là à prix coûtant.
Mattityahu (Matthieu) 21:12-13
12 Yeshoua entra dans le temple d’Elohim. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.
13 Et il leur dit : Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.
Beaucoup de personnes pensent que Yeshoua a chassé les vendeurs parce que le commerce est interdit dans le temple. Mais cela est faux, le temple a toujours été un lieu de transactions, c’était en vérité quelque chose de normal et c’est même commandé dans la Torah.
Devarim (Deutéronome) 14:24-26
24 Mais si le chemin est trop long pour toi, en sorte que tu ne puisses porter toutes ces choses, parce que le lieu que Yahweh ton Elohim aura choisi pour y mettre son nom, sera trop loin de toi, quand Yahweh ton Elohim t’aura béni,
25 Alors, tu échangeras ta dîme contre de l’argent, tu serreras cet argent dans ta main, et tu iras au lieu que Yahweh, ton Elohim, aura choisi (temple).
26 Là, tu achèteras avec l’argent tout ce que tu désireras, des bœufs, des brebis, du vin et des liqueurs fortes, tout ce qui te fera plaisir, tu mangeras devant Yahweh, ton Elohim, et tu te réjouiras, toi et ta famille.
Yeshoua n’était pas contre sa Torah et il n’était pas contre les transactions d’une manière générale, mais il était contre le fait que cela devienne un business et que certains s’enrichissaient sur la foi des croyants. C’est pour cela qu’il les traite de voleurs et pas de vendeurs, il y a une différence.
Mattityahu (Matthieu) 21:13
[…] Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.
Aujourd’hui nous en avions déjà parlé, mais nous sommes avec beaucoup de vendeurs qui s’enrichissent sur le dos des croyants.
La dureté de la loi rabbinique
Un autre souci c’est qu’aujourd’hui si vous vous faites un loulav avec d’autres espèces que celle du judaïsme, et bien il ne sera jamais validé par les rabbins. Rien que pour que votre Etrog soit validé par les rabbins, il doit avoir une forme particulière, il ne doit pas être greffé, la liste des conditions est vraiment énorme. Yeshoua condamnait les rabbins, car ils chargeaient les hommes de fardeaux difficiles à porter.
Loukas (Luc) 11:46
Et Yeshoua répondit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi ! parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts.
Cela n’a pas changé, car pour obéir aux commandements des quatre espèces, il faut suivre le lourd fardeau des rabbins. Même dans les assemblées messianiques aujourd’hui on vend des loulavim rabbiniques. Si vos quatre espèces ne sont pas validées par le rabbinat, alors cela n’est pas casher et vous ne pouvez pas honorer le commandement. Si vous prenez une poire, et des branches autres que celles validées par le rabbinat, vous ne faites pas bien Souccot. Souccot étant considéré comme l’entrée dans le Royaume, nous comprenons mieux pourquoi Yeshoua reprenait les rabbins.
Mattityahu (Matthieu) 23:13
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer.
En ajoutant des règles difficiles pour les quatre espèces, les rabbins bloquent les hommes qui veulent honorer Souccot, cette fête qui est connectée à l’entrée dans Royaume d’Elohim.
Cependant, si nous restons attachés à la Torah de Mosheh, alors nous pouvons prendre autre chose qu’un cédrat. Le commandement nous dit de prendre le fruit de beaux arbres. Pareil pour le palmier, nous pouvons choisir n’importe quelle espèce de palmier tout comme pour les branches d’arbres feuillus. Nous devons donc encore aujourd’hui nous extraire du joug des rabbins. En 2000 ans les choses n’ont finalement pas beaucoup évolué. Il faut aujourd’hui rejeter le joug des rabbins, mais il faut à la place prendre le joug de Yeshoua.
Mattityahu (Matthieu) 11:28-30
28 Venez à moi (Yeshoua), vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions (Torah), car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.
Je vous encourage à rester sous le joug de Yeshoua et de sa parole la Torah. D’ailleurs, au passage, quand Yeshoua nous dit de recevoir ses instructions, et bien c’est le sens premier du mot Torah. La Torah, ce sont des instructions. Si vous voulez en savoir plus sur le fardeau léger et le fardeau lourd, j’ai fait un bel enseignement sur ce sujet.
Voilà, j’espère que cette vidéo vous aidera à comprendre comment réunir les quatre espèces pour Souccot et aussi à comprendre la symbolique des branches d’arbres qui applaudissent pour manifester la joie. N’hésitez pas à voir la vidéo principale sur Souccot pour tout comprendre, je vous mets le lien ici.