Peut-on mélanger le lait et la viande ?

Il y a une question qu’on me pose assez régulièrement qui est : “Peut-on manger de la viande avec du lait ?” Apparemment c’est une question qui suscite beaucoup d’interrogations.

Si les gens se posent cette question, je pense que c’est parce que beaucoup de croyants en Yeshoua suivent les lois talmudiques, comme celle qui interdit de manger de la viande et des produits laitiers durant un même repas. 

Dans le judaïsme, par exemple, des plats comme le hamburger, la pizza, le hachis Parmentier ou les lasagnes sont formellement interdits. Même un poisson cuit dans du beurre, c’est interdit. Beaucoup de croyants en Yeshoua suivent les préceptes du judaïsme, alors que Yeshoua désapprouvait ces lois inventées par l’homme.

Pour fabriquer de nouvelles lois, le judaïsme va prendre un verset et ajouter des éléments que la Torah n’a pas dit. C’est une sorte de surinterprétation. Voyons les versets de la Torah dont se sont servis les judaïsants pour créer ces fardeaux inutiles.

Shemot (Exode) 23:19
[…] Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

Shemot (Exode) 34:26
[…] Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

Devarim (Deutéronome) 14:21
[…] Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

A partir de cette triple répétition de ce verset, les rabbins et les sages d’Israël ont ajouté des fardeaux très difficiles à porter. Ils ont dit qu’il fallait étendre cela à toutes les viandes en général et à tout type de produit contenant du lait. Donc même du lait de vache ne pouvait pas être mangé avec de la viande de mouton par exemple.

Ils ont dit que ça pouvait être de la crème, du fromage ou du beurre sur n’importe quelle type de viande, ovine, bovine ou caprine. Ils ont donc complexifié inutilement ce commandement de la Torah et ont ajouté des fardeaux.

Matityahu (Matthieu) 23:4
Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.

Cette attitude d’ajouter de nouveaux décrets est quelque chose que le Talmud nous enseigne très clairement.

« Maître de l’Univers, je me suis imposé, par les décrets et les ordonnances des Sages, de nombreux décrets, plus que ceux que tu m’as prescrits dans la Torah, et je les ai accomplis. Telles sont les nouvelles lois qui s’ajoutent aux anciennes énoncées dans la Torah. »
https://www.sefaria.org/Eruvin.21b.6?lang=bi

Voilà l’attitude des sages d’Israël, des rabbins, ils aiment s’imposer de nouvelles lois, ce qui rend la Torah difficile à pratiquer, et ils ont fait la même chose avec le commandement qui interdit de cuir le chevreau dans le lait de sa mère.

Concrètement, si quelqu’un mange un steak de bœuf et puis décide de manger un morceau de fromage de chèvre, alors c’est interdit par les sages d’Israël, même si la Torah parle d’une cuisson de la viande et du lait ensemble.

Voici par exemple une cuisine dite casher. Donc vous voyez qu’il y a tout en double, deux éviers, deux fours, deux frigos, deux gazinières et puis vous avez tous les couverts, les assiettes qui sont séparées également, car ils ne peuvent pas préparer les aliments carnés et les produits laitiers avec les mêmes couverts et les mêmes ustensiles.

Donc à partir de ce simple petit verset, ils ont réussi à rendre la vie beaucoup plus compliquée pour des milliers de juifs, les seuls à être vraiment ravis de ces nouvelles lois, sont sûrement les cuisinistes, car ils ont sûrement dû faire fortune, si je puis m’exprimer ainsi.

Les sages ont même étendu cette loi pour dire que les juifs ne peuvent même pas manger du poisson avec du beurre ou du fromage. Donc même une pizza au thon avec du fromage est interdite, car ils considèrent le poisson comme de la viande.

Alors concernant les fardeaux qu’ils ont ajoutés à la Torah de Mosheh, et bien, ces ajouts divergent selon les différentes sectes du judaïsme. Les ashkénazes peuvent manger une pizza au thon, mais les séfarades ne peuvent pas. Après il y a des sages qui interdisent le lait et le poisson, mais pas le beurre et le poisson, bref vous l’avez compris, c’est un système de pensée labyrinthique, car il existe beaucoup de dénominations différentes dans le judaïsme et encore plus d’interprétations rabbiniques différentes.

La compréhension nazaréenne de ce commandement de ne pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère est assez différente. En tant que Nazaréen, nous pouvons manger des choses carnées et des produits laitiers durant le même repas, sauf évidemment si la viande provient du petit et que le produit laitier provient de sa mère.

Évidemment, quand nous achetons un morceau de veau dans une boucherie et que nous achetons une bouteille de lait dans un supermarché, nous ne pouvons pas être sûrs à 100% que ce n’est pas le lait de sa mère. 

Il y a probablement aucune probabilité que ça puisse être le cas, même si une infime probabilité demeure. Quand bien même ce serait le cas, le lait que nous achetons dans les magasins n’est pas le lait d’une seule vache, mais c’est le lait de centaines, voire de milliers de vaches mélangées dans d’énormes cuves.

Si vous avez des doutes ou des craintes, le mieux c’est de manger uniquement de la viande d’animaux adultes avec des produits laitiers. Et si vous voulez manger de la viande d’agneau, vous pouvez utiliser du lait de vache. Et si vous mangez du veau, vous utiliserez du lait de chèvre. Mais le mieux c’est encore de cuire les viandes de veau ou d’agneau sans jamais y mettre de produit laitier; comme ça le problème est définitivement résolu.

Maintenant, il faut que vous réalisiez quelque chose d’essentiel dans cet enseignement. Il faut comprendre que le sujet de l’interdiction de ne pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère, ce n’est pas l’interdiction de consommer des produits laitiers accompagnés de viande, comme le suggèrent les rabbins. Non en vérité, le véritable sujet, c’est le respect des animaux et en particulier le rapport de la mère avec ses petits. Cette interdiction de Yahweh se réfère à une question d’éthique et finalement ce n’est pas vraiment une question culinaire.

Pour vous donnez exemple, dans le milieu de la chasse, il y a une règle éthique fondamentale que les chasseurs connaissent tous, c’est un principe élémentaire. Ce principe, c’est qu’on ne tue pas une femelle gestante ou une femelle accompagnée de jeunes. Concrètement, un chasseur ne va pas tuer une chevrette alors qu’elle allaite son petit. Ce principe, que tous les chasseurs connaissent, se retrouve également dans la Torah.

La Torah contient ces préceptes de respect de la vie, du respect des animaux. Même si nous devons tuer les animaux pour nous nourrir, nous devons suivre une certaine attitude pour faire cela. Nous ne devons pas être des barbares.

Devarim (Deutéronome) 22:6-7
6 Si tu rencontres dans ton chemin un nid d’oiseau, sur un arbre ou sur la terre, avec des petits ou des œufs, et la mère couchée sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère et les petits,
7 tu laisseras aller la mère et tu ne prendras que les petits, afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes jours.

Il est vrai qu’aujourd’hui dans les abattoirs, on ne respecte pas toujours ces principes là, car certaines vaches sont abattues alors qu’elles sont en gestation. De plus, les laboratoires de recherche en biologie cellulaire utilisent de grandes quantités de SVF. Le SVF, c’est le sérum de veau fœtal. Pour avoir travaillé dans un laboratoire de biologie cellulaire, j’utilisais de très nombreuses bouteilles de SVF.

Le SVF est fabriqué à partir du sang prélevé sur des fœtus lors de l’abattage de vaches, souvent dans le cadre de l’industrie de la viande. La méthode de prélèvement soulève des problèmes éthiques majeurs, le fœtus pouvant ressentir de la douleur.

Ce sérum est utilisé pour produire des médicaments et des vaccins. Il sert également pour les cultures de cellules en laboratoire et est utile pour les transplantations d’organes. Il est aussi utilisé pour produire la viande de synthèse. Je ne crois pas que la Torah nous permette de fabriquer du SVF et de l’utiliser. 

Vayikra (Lévitique) 22:26-28
26 Yahweh dit à Mosheh
27 Un bœuf, un agneau ou une chèvre, quand il naîtra, restera sept jours avec sa mère; dès le huitième jour et les suivants, il sera agréé pour être offert à Yahweh en sacrifice consumé par le feu.
28 Bœuf ou agneau, vous n’égorgerez pas un animal et son petit le même jour.

Nous voyons dans ce passage qu’on ne peut pas abattre un petit avec sa mère le même jour, donc évidemment le prélèvement de SVF est complètement interdit.

Mais revenons en au sujet de cette vidéo, la consommation de viande et de lait. Finalement, le commandement de ne pas cuire un chevreau dans le lait de sa propre mère est quelque chose qui fait partie des lois sur l’éthique que nous devons suivre concernant les femelles et leurs petits. Le fait de cuire un chevreau dans le lait de sa mère est quelque chose de sordide et dégradant. Yahweh ne nous demande pas de construire des cuisines avec tous les éléments en double, mais il nous demande de respecter la nature de la relation animale entre une mère et ses petits.

C’est de cette façon que nous devons comprendre ce commandement. Nous pouvons manger du lait et de la viande dans un même plat ou une même assiette, mais nous devons veiller à ne pas mélanger le lait d’une mère avec la viande de son propre petit, c’est une question d’éthique, mais ce n’est pas vraiment une question culinaire.

De la même façon, nous pouvons manger du poulet et des œufs durant le même repas, mais vous ne devez pas manger une poule avec ses propres œufs ou ses propres petits. Donc ces commandements sont là pour éviter la brutalité, la barbarie, car même si nous devons tuer les animaux pour nous alimenter, nous devons le faire avec un certain respect de la vie des femelles et de leurs petits.

D’ailleurs, la Torah nous explique que le mélange viande et laitage n’est pas interdit, car Yahweh lui-même a consommé ces choses là en présence d’Abraham.

Bereshit (Genèse) 18:1-8
1 Yahweh lui apparut parmi les chênes de Mamré. Comme il était assis à l’entrée de la tente pendant la chaleur du jour,
2 il leva les yeux et aperçut trois hommes se tenant devant lui ; et dès qu’il les vit, il courut à eux de l’entrée de la tente, et il se prosterna en terre
3 et dit : Adonaï, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas devant ton serviteur.
4 Permets qu’on aille chercher un peu d’eau, et vous laverez vos pieds. Asseyez-vous sous l’arbre ;
5 j’apporterai un morceau de pain, vous prendrez des forces, puis vous continuerez votre chemin ; car c’est pour cela que vous avez passé devant votre serviteur. Ils répondirent : Fais comme tu l’as dit.
6 Et Abraham s’empressa d’entrer dans la tente vers Sara, et il lui dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine, pétris et fais des gâteaux.
7 Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna à un serviteur, qui se hâta de l’apprêter.
8 Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu’on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l’arbre. Et ils mangèrent.

Ce passage démontre bien que nous pouvons manger de la viande, du beurre et du lait dans un même repas. Sinon Yahweh n’en aurait pas mangé et il aurait réprimandé Abraham. 

On suppose que la crème et le lait ne provenaient évidemment pas de la vache à laquelle appartenait le petit veau. C’est d’ailleurs possible que le lait et la crème provenaient d’une chèvre ou d’une brebis, nous n’avons pas les détails, mais en tout cas nous voyons qu’Abraham a servi à Yahweh et ses anges un repas où le lait et la viande étaient proposés simultanément, sans que cela ne pose aucun problème. Ce passage est donc suffisant pour démolir toute la doctrine rabbinique sur le lait et la viande.

Si vous voulez d’autres conseils concernant l’alimentation, vous pourrez aller voir ces deux enseignements, le premier c’est « le régime de la Torah » et le deuxième c’est « Lévitique 11 les lois alimentaires » : 

Il est important de connaître ces enseignements, car comme vous le savez sûrement notre alimentation est notre premier médicament. Donc si vous êtes malade, il est fort probable que vous ayez un problème dans votre alimentation, car nous mangeons souvent de mauvaises choses.

Voilà, j’espère que cette étude aidera tous mes auditeurs qui se posaient la question de savoir s’ils devaient suivre ou non les lois du judaïsme concernant la viande et le lait. 

Si vous voulez en savoir plus sur la loi orale du judaïsme je vous conseille très vivement l’étude détaillée sur ce sujet : 

 

 

 

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