Pourquoi ignorons-nous le Talmud ?

Dans la précédente vidéo, nous avions montré que nous devons restaurer le type de culte à la synagogue que Yeshoua voudrait qu’on pratique. Nous avions vu que Yeshoua lisait la portion de la Torah et des prophètes durant le shabbat. Mais il ne se contentait pas de simplement lire la parole, nous avions vu qu’il donnait également un enseignement le jour du shabbat.

Marc 1:21
Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du shabbat, Yeshoua entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna.

Dans beaucoup de congrégations messianiques autour du monde, on se contente souvent de lire la paracha le jour du shabbat, mais sans pour autant faire un réel enseignement. Il s’agit en réalité de simples discussions autour d’un bon café. Je me rappelle avoir participé à de nombreuses soirées de ce genre, quand j’étais dans le mouvement évangélique. Ce sont des soirées très agréables où nous lisions la Bible. Il y avait de bonnes discussions agréables, mais à cette époque, je n’obéissais pas à ce que disait les écritures.

Si on devait comparer cela à une classe d’école, ce serait comme si un professeur lisait simplement son cours, sans jamais poser de question, sans jamais faire aucun contrôle de connaissance ou sans jamais faire aucun travaux pratiques à ses élèves.

Pour beaucoup de personnes, la Torah reste donc quelque chose de très théorique, car les enseignements d’aujourd’hui manquent d’exemple concret, de question, de travaux pratiques, alors que la Torah devrait être un mode de vie pour chacun d’entre nous.  L’apôtre Yaakov nous met en garde contre ce comportement passif.

Yaakov (Jacques) 1:22
Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

On comprend que s’il n’y a pas d’enseignement, la lecture de la paracha risque de rester quelque chose de théorique et passif. Lire simplement la Torah ne fait pas de nous des disciples, mais seulement des spectateurs ou des auditeurs oublieux comme le dit Yaakov pour nous mettre en garde. 

On retrouve cette mentalité dans les églises chrétiennes où l’enseignement est donné sous la forme d’une prédication, mais c’est plutôt un monologue, comme un one man show. 

Dans le judaïsme, il y a davantage cette dimension d’un vrai enseignement, car les synagogues sont appelés « Shul » en Yiddish, qui vient du mot allemand « schule » qui veut dire école. 

Yeshoua était un véritable enseignant, car il lisait la Torah, enseignait dans les synagogues et il donnait même des cours en extérieur avec des travaux pratiques pour ses disciples. 

C’est l’enseignant le plus brillant qu’on ai pu connaître, car il était vraiment complet. La plupart des enseignants, moi y compris, nous n’arrivons pas encore à imiter parfaitement Yeshoua, mais nous devrions quand même nous efforcer de lui ressembler en proposant des enseignements qui nous poussent à nous questionner, à nous remettre en question ou alors de faire en sorte de nous mettre face à nos blocages qui nous empêchent parfois d’obéir aux commandements de la Torah. 

Nous devrions essayer de quitter un certain confort de spectateur pour trouver des enseignements qui nous remettent en question pour devenir de vrais disciples. Il faudrait suivre le petit chemin difficile, plutôt que de suivre le chemin large et facile. Tout cela est un processus qui prend un peu de temps. Mais il est vrai que nous sommes encore loin de suivre Yeshoua comme il le voudrait.

Voilà pour les éléments que j’avais compris lors du dernier enseignement et j’espère que vous les comprendrez également. Ceci étant dit, nous allons voir aujourd’hui que le culte du shabbat et le fonctionnement d’une synagogue suivent parfois des ordonnances rabbiniques.

Cependant, Yeshoua nous a aussi enseigné à ne pas suivre toutes les décisions rabbiniques, car de nombreux décrets proviennent de l’homme et non de Yahweh.

Il n’est pas toujours simple de savoir si nous pouvons accepter certaines traditions rabbinique ou non, mais si nous voulons restaurer le culte, nous devons distinguer les choses que Yahweh veut et les choses instaurées par les hommes. Cette distinction est parfois très compliquée.

Dans cette étude, nous allons expliquer pourquoi nous refusons d’accepter la prétendue autorité du Talmud.

Nos frères juifs orthodoxes croient qu’en plus de la Torah écrite, Yahweh a également donné une Torah orale à Moïse au mont Sinaï. Selon la tradition, elle se serait transmise de génération en génération par la tradition orale. Puis, après la destruction du Temple en 70 de notre ère, elle aurait été mise par écrit afin d’éviter qu’elle ne soit perdue.

Entre 200 et 220 de notre ère, le chef du Sanhédrin juif orthodoxe, Juda HaNasi, a rédigé la Torah orale (maintenant écrite) dans un livre appelé la Mishna. Ce nom Mishna signifie « répétition ». Elle prétend être la parole sortie de Yahweh.

En plus de la Mishna, il existe également une Guemara, qui est un commentaire rabbinique sur la Mishna. C’est dans cet ouvrage que divers rabbins commentent la Mishna, pour y ajouter leurs opinions. (Ils se sentaient qualifiés pour le faire, puisqu’ils croient que Yahweh leur a donné le pouvoir d’établir la Torah pour leur génération.)

Bien qu’il existe d’autres ouvrages dans la littérature rabbinique, la Mishna et la Guemara forment ensemble l’essentiel du Talmud. La Mishna se considère même plus importante que la Torah de Moïse. Voici une citation qui nous l’explique :

Mon fils, prends garde à accomplir les paroles des Sages [soferim] encore plus que les paroles de la Torah. Car les paroles de la Torah comprennent des commandements positifs et négatifs, et même en ce qui concerne les commandements négatifs, la violation de beaucoup d’entre eux n’est punie que de coups de fouet. Alors qu’en ce qui concerne les paroles des Sages, quiconque transgresse les paroles des Sages est passible de la peine de mort.
(source : https://www.sefaria.org/Eruvin.21b.8?lang=bi&with=all&lang2=en)

Le Talmud affirme que même si Eliyahu (Élie) arrivait « avec sa cour » et parlait à l’encontre de l’opinion majoritaire des rabbins dans le Talmud, les rabbins « ne devraient pas l’écouter ! »

« En matière de questions, un tribunal peut annuler les décisions d’un autre tribunal, à l’exception des dix-huit points décrétés par les disciples de Beit Shammaï , car même si Élie et son tribunal venaient les abroger, personne ne les écouterait. »
[Talmud babylonien, Traité Avodah Zarah 36a]
https://www.sefaria.org/Avodah_Zarah.36a.11?lang=bi&with=all&lang2=en

Bien que nous considérions le Talmud comme une ressource historique importante, plusieurs raisons nous empêchent d’accepter l’affirmation des rabbins selon laquelle il aurait été donné par Elohim. Premièrement, Exode 24:4 déclare clairement que Mosheh « écrivit toutes les paroles de Yahweh ».

Shemot (Exode) 24:4
Mosheh écrivit toutes les paroles de Yahweh. Puis il se leva de bon matin; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.

Ailleurs, Yahweh semble indiquer que Mosheh a bien mis par écrit toutes ses paroles, puisqu’il ordonne à Israël de lire au peuple « toutes les paroles » de la Torah de Yahweh. Il n’est fait mention d’aucune prétendue « Torah orale ».

Devarim (Deutéronome) 31:10-13
10 Mosheh leur donna cet ordre: Tous les sept ans, à l’époque de l’année du relâche, à la fête des tabernacles,
11 quand tout Israël viendra se présenter devant Yahweh, ton Elohim, dans le lieu qu’il choisira, tu liras cette loi devant tout Israël, en leur présence.
12 Tu rassembleras le peuple, les hommes, les femmes, les enfants, et l’étranger qui sera dans tes portes, afin qu’ils t’entendent, et afin qu’ils apprennent à craindre Yahweh, votre Elohim, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi.
13 Et leurs enfants qui ne la connaîtront pas l’entendront, et ils apprendront à craindre Yahweh, votre Elohim, tout le temps que vous vivrez dans le pays dont vous prendrez possession, après avoir passé le Jourdain.

De plus, Yahweh est clair : nous ne devons ni ajouter ni retrancher quoi que ce soit à Ses paroles. Or, c’est précisément ce que fait la Torah dite orale (Talmud).

Devarim (Deutéronome) 12:32
Tout ce que je vous commande, vous veillerez à l’observer ; vous n’y ajouterez rien et vous n’en retrancherez rien. 

Les raisons évoquées ci-dessus devraient suffire à la plupart des disciples pour comprendre pourquoi nous ne voulons rien avoir à faire avec le Talmud. Cependant, lorsque nous parlons du Talmud, nous parlons en réalité d’autorité rabbinique, qui est un esprit. Les apôtres ont été confrontés à cet esprit au premier siècle notamment dans Actes 15, et ce même esprit est encore présent aujourd’hui. De même, qu’il y avait de nombreux croyants rabbiniques en Yeshoua au premier siècle, il y en a encore beaucoup aujourd’hui. Il est certain que vous rencontrerez beaucoup de croyants rabbinique et parfois vous en êtes un sans même le savoir. Ces croyants sont très inflexibles dans leurs croyances. Il est donc important d’aborder ce sujet en détail, afin que vous ayez les outils nécessaires pour chasser cet esprit de votre assemblée avec amour.

Yeshoua, le grand prêtre de Melchisédek

Considérons tout d’abord que Yeshoua est notre Apôtre et notre Souverain sacrificateur dans les cieux.

Hébreux 3:1
C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, le Messie Yeshoua…

Il est aussi notre Grand Prêtre pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek (et non selon l’ordre des Lévites).

Tehillim (Psaumes) 110:4
Yahweh l’a juré et ne se repentira pas : « Tu es prêtre pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. »

Posons maintenant une question : En quoi consiste le sacerdoce de Yeshoua ? Dans le chapitre précédent, nous avons vu que Yeshoua a été élevé dans la foi juive durant la période du Second Temple. Il avait l’habitude d’aller à la synagogue le jour du shabbat. Nous savons également qu’il y participait régulièrement et avec assiduité, puisqu’il fut invité à se lever et à lire devant l’assemblée (Luc 4,16). De ce fait, certains pensent à tort que Yeshoua appartenait au système rabbinique (car les portions de la Torah ont été établies durant la période du Second Temple, et l’ordre rabbinique était alors en fonction). Cependant, bien que Yeshoua ait choisi de participer à l’office de la Torah, il a toutefois rejeté l’ordre rabbinique et ses coutumes.

Changement dans les sacerdoces

Dans notre étude sur le changement de sacerdoce, nous montrons que lorsque les rabbins ont rejeté Yeshoua, la mission active a été retirée à l’ordre rabbinique et confiée à l’ordre melchisédekien renouvelé par Yeshoua. 

C’est pourquoi Hébreux 7:12 nous dit que lorsque les ordres lévitique (c’est-à-dire rabbinique) et melchisédekien ont inversé leurs rôles, il a également fallu réaliser un changement dans les instructions pratiques (la Torah).

Hébreux 7:12
Car le sacerdoce étant déplacé, il y a aussi nécessité d’un transfert de loi.

La raison pour laquelle l’ordre melchisédekien requiert des instructions (Torah) différentes de celles de l’ordre lévitique tient au fait que la mission de l’ordre lévitique est d’unifier la nation autour d’un autel de sang. À l’inverse, la mission de l’ordre melchisédekien est de susciter des disciples dans toutes les nations. Ces missions distinctes exigent une organisation et des instructions différentes. C’est pourquoi, bien que Yeshoua ait été élevé durant la période du Second Temple et qu’il ait eu coutume de fréquenter les synagogues et de participer à l’office de la Torah, son orientation n’était pas rabbinique au sens habituel du terme, mais plutôt melchisédekienne. Pour mieux comprendre la transition entre deux sacerdoces, examinons brièvement la transition de l’ordre melchisédekien à l’ordre des premiers-nés.

Exemple de changement de sacerdoce

Lorsque Yahweh fit mourir les premiers-nés d’Égypte et racheta Israël de l’esclavage, il ne prit pas d’abord les Lévites, mais plutôt les premiers-nés mâles. Ce sacerdoce des premiers-nés n’a pas duré très longtemps, mais cet événement s’est quand même produit.

Shemot (Exode) 13:11-15
11 Quand Yahweh t’aura fait entrer dans le pays des Cananéens, comme il l’a juré à toi et à tes pères, et qu’il te l’aura donné,
12 tu consacreras à Yahweh tout premier-né, même tout premier-né des animaux que tu auras: les mâles appartiennent à Yahweh.
13 Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l’âne; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de l’homme parmi tes fils.
14 Et lorsque ton fils te demandera un jour: Que signifie cela? Tu lui répondras: Par sa main puissante, Yahweh nous a fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude;
15 et, comme Pharaon s’obstinait à ne point nous laisser aller, Yahweh fit mourir tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, depuis les premiers-nés des hommes jusqu’aux premiers-nés des animaux. Voilà pourquoi j’offre en sacrifice à Yahweh tout premier-né des mâles, et je rachète tout premier-né de mes fils.

Yahweh a dit que si le peuple écoutait et obéissait à sa voix, alors nous serions pour lui un royaume de prêtres et une nation mise à part.

Shemot (Exode) 19:5-6
5 Maintenant donc, si vous obéissez à ma voix et si vous gardez mon alliance, vous serez pour moi un peuple particulier entre tous les peuples, car toute la terre m’appartient.
6 Vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. Voilà les paroles que tu prononceras aux enfants d’Israël.

Au lieu de devenir une nation de prêtres soumis à Yahweh, les israélites ont demandé à Aaron de leur fabriquer une idole.

Shemot (Exode) 32:1
Le peuple, voyant que Mosheh tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron, et lui dit: Allons ! fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Mosheh, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu.

Nous voyons que la faute du veau d’or reposait sur l’esprit démocratique, donc la décision du peuple. Yahweh souhaitait que tous les premiers-nés mâles soient des prêtres, il voulait que l’ensemble du peuple porte le sacerdoce. Mais à travers cet événement, Yahweh a montré que le sacerdoce ne pouvait pas être donné à tout le monde, car cela s’est transformé en démocratie.

La volonté de Yahweh était initialement que tous les premiers-nés deviennent une nation de prêtre. Ce sacerdoce des premiers-nés a rapidement tourné en une démocratie et s’est transformé en une religion qui consistait à rechercher un culte divertissant, c’est-à-dire une fête en l’honneur de Yahweh selon les inspirations du peuple et non selon les inspirations de l’Esprit de Yahweh.

Shemot (Exode) 32:5
Lorsqu’Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s’écria: Demain, il y aura fête en l’honneur de Yahweh !

Parfois nous pensons que le culte communautaire que nous offrons à Yahweh est quelque chose d’assez libre, et il existe une multitude de façons d’adorer Yahweh dans les assemblées aujourd’hui. Il y a des cultes messianiques, protestants, catholiques, rabbiniques, pentecôtistes etc. … Certains de ces cultes sont parfois la recherche d’un divertissement ou simplement quelque chose qui plaît à notre chair. Les différentes dénominations chrétiennes ont des formes de culte très différentes et peut être que ces moments de communion sont une forme de veau d’or moderne sans qu’on le sache.

Aujourd’hui, on a le sacerdoce des catholiques, des évangéliques, des messianiques, des rabbiniques, finalement il y a une multitude de sacerdoces. Mais est-ce que toutes ces formes de culte plaisent réellement à Yahweh ?

Nous savons que la petite fête en l’honneur de Yahweh organisée par Aaron n’a pas du tout plu à Elohim. Après cet événement, Yahweh ordonna à ceux qui étaient avec lui de se rassembler auprès de Moïse, les Lévites vinrent et s’opposèrent même à leurs propres frères. Les Lévites placèrent Yahweh au-dessus de leurs propres frères, un peu comme Abraham avait placé l’obéissance à Yahweh au-dessus de son fils lors du sacrifice d’Isaac. En voyant l’obéissance des lévites, Yahweh les choisit pour former son prochain sacerdoce.

Shemot (Exode) 32:29
Mosheh dit: Consacrez-vous aujourd’hui à Yahweh, même en sacrifiant votre fils et votre frère, afin qu’il vous accorde aujourd’hui une bénédiction.

Nous voyons dans cet exemple de transfert de sacerdoce, comment cela se passe. Comme le sacerdoce rabbinique a rejeté le Messie, le fils de Yahweh, alors Elohim fit un changement de sacerdoce, retirant l’autorité des rabbins pour la donner aux disciples de Yeshoua. Le faux sacerdoce des rabbins existe encore de nos jours, mais il n’est plus guidé par l’Esprit de Yahweh.

Parlons à présent de la mentalité rabbinique du salut par les œuvres.

Le salut par les œuvres de la Torah.

Les rabbins considèrent les commandements comme une liste d’actions à accomplir pour obtenir leur salut. On avait déjà expliqué cette mentalité des 613 commandements, si cela vous intéresse, la vidéo est encore disponible.

Les rabbins associent le salut à l’action concrète, il leur semble donc logique d’établir des protocoles et des procédures à cet effet ; ce sont là les origines de la Torah orale.

Si l’on croit que le salut résulte de l’accomplissement de certaines actions, il est logique de penser que certaines manières d’accomplir ces actions sont meilleures que d’autres. Cela peut engendrer l’idée que les actions doivent être accomplies d’une certaine façon pour être validées. Cette conception correspond certainement à l’attitude rabbinique actuelle, selon laquelle il faut accomplir les commandements conformément à la procédure rabbinique (manifestant ainsi la soumission à l’autorité rabbinique), faute de quoi leur accomplissement est « invalide ».

Selon la conception rabbinique, puisque les rabbins ont reçu l’autorité d’établir la Torah pour chaque génération, il nous suffit de les vénérer, de vivre comme eux, de porter leurs vêtements et de réciter leurs prières par cœur aux moments opportuns (et de la manière appropriée) pour être sauvés. Or, Yahweh a agi complètement à l’opposé avec Corneille et sa famille.

Corneille : Le salut par la grâce au moyen de la foi

Corneille était un centurion romain qui œuvrait pour le bien du peuple juif. Pourtant, en tant que non-Juif, il lui était interdit d’obéir à la Torah, de même que les rabbins interdisent aujourd’hui aux non-Juifs de la suivre. Pour comprendre pourquoi les rabbins nous interdisent de suivre toute la Torah, vous devriez aller voir la vidéo sur le Noahisme. 

Dans les Actes des Apôtres, chapitre 10, Yahweh envoya Kepha (Pierre) prêcher à Corneille et à sa famille. Tandis que Kepha parlait encore, l’Esprit descendit sur Corneille et sa maisonnée, bien qu’ils n’accomplissaient aucune des choses que les rabbins considéraient comme les conditions nécessaires au salut.

Actes 10:44-47
44 Comme Kepha prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.
45 Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Kepha furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens.
46 Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Elohim.
47 Alors Kepha dit: Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous?

Bien que Corneille et sa famille ne respectaient pas la tradition rabbinique, Yahweh répandit néanmoins son Esprit sur eux. Cependant, lorsque Kepha monta à Jérusalem, « les circoncis » (c’est-à-dire les Juifs orthodoxes rabbiniques qui croyaient en Yeshoua) s’opposèrent à Kepha.

Actes 11:2-3
2 Et lorsque Kepha fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches,
3 en disant: Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux.

Bien que Kepha leur ait tout expliqué, la situation resta inchangée, car la mentalité rabbinique est empreinte de l’esprit babylonien. Les apôtres furent un peu plus tard confrontés au même problème dans Actes 15, où certains pharisiens croyants en Yeshoua tentèrent d’enseigner aux Éphraïmites, d’origine païenne, qu’ils ne pouvaient être sauvés s’ils n’étaient pas circoncis selon le rite rabbinique connu sous le nom de coutume de Moïse (qui diffère de la Torah de Moïse).

Actes 15:1
Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

La circoncision peut être comprise de deux manières différentes. La première compréhension est celle d’un commandement de la Torah et la seconde compréhension est celle de la conversion au judaïsme rabbinique. Les apôtres se sont opposés à la compréhension rabbinique, mais ils pratiquaient encore la circoncision en tant que commandement de la Torah, car Shaoul a circoncit Timothée dans Actes 16.

Dans le judaïsme, la circoncision correspond au baptême dans la doctrine de Yeshoua, c’est une action physique qui montre notre conversion donc notre engagement à suivre la doctrine.

Aujourd’hui, ce processus de conversion au judaïsme est appelé Giur (« gi-our »). Ce processus est opposé à la façon dont Corneille et sa famille ont été appelés au salut. Les rabbins préconisent plutôt de suivre d’abord des cours pendant un an (pour apprendre comment observer la Torah selon leurs préceptes), puis de se faire circoncire. 

Le processus de conversion des non-Juifs selon les rabbins semble logique. La plupart des pays modernes exigent des cours et des examens pour les nouveaux immigrants, afin de s’assurer qu’ils connaissent les lois du pays. Ils peuvent ensuite obtenir la citoyenneté. De même, dans la version rabbinique, une fois instruit de la Torah, le converti peut se faire circoncire, considéré comme l’aboutissement de sa conversion (signifiant, en théorie, qu’il devient citoyen d’Israël et, par conséquent, sauvé). Malgré que la conversion rabbinique puisse paraître logique, Yahweh avait une meilleure voie.

La voix de Yahweh était que les Éphraïmites non-juifs qui voulait revenir dans les synagogue devaient s’abstenir des commandements qui, selon la Torah, les excluraient de la nation d’Israël comme par exemple : l’idolâtrie, l’immoralité sexuelle, la consommation de viande étranglée et le sang. Alors seulement, ils pourraient fréquenter la synagogue locale et entendre la prédication de la Torah de Moïse.

Actes 15:19-21
19 C’est pourquoi je juge qu’on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Elohim,
20 mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des animaux étouffés et du sang.
21 Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de shabbat dans les synagogues.

L’idée était que, puisque les Éphraïmites non-juifs de retour étaient censés déjà posséder l’Esprit de Yeshoua, ils seraient désireux de se conformer à la Torah telle qu’ils l’entendraient prêchée. 

Cette approche était également bien plus susceptible de mener au véritable objectif de Yahweh : avoir enfin un peuple qui entendrait et obéirait à sa voix.

Objectif : entendre et obéir à sa voix

Puisque Yeshoua a été élevé dans la tradition juive du Second Temple, et même si ses disciples l’appelaient Rabbi, il serait erroné de penser qu’il possédait une mentalité rabbinique classique. L’ordre rabbinique accordent une importance excessive à l’exécution mécanique des commandements du Talmud et semblent croire que l’obéissance à ces rituels est la clé du salut. 

Nous rejetons le Talmud, car il n’a rien à voir avec le rétablissement de l’obéissance de l’homme à la voix de Yahweh. C’est une tromperie qui prétend que Yahweh aurait donné une « Torah orale » en même temps que la Torah écrite ; or, nous avons déjà constaté que cela est impossible, car la Torah affirme que Mosheh a consigné par écrit toutes les paroles de Yahweh.

Shemot (Exode) 24:4
Mosheh écrivit toutes les paroles de Yahweh. Il se leva de bon matin et construisit un autel au pied de la montagne, avec douze piliers, un pour chacune des douze tribus d’Israël.

De plus, nous savons que cette « Torah orale » a été mise par écrit pour former la Mishna, et que la Guemara est un commentaire de la Mishna. Ainsi, si la Mishna est une tromperie, la Guemara est un commentaire sur la tromperie. Ensemble, elles forment une tromperie complexe de l’ordre rabbinique babylonien – et cet ordre rabbinique babylonien exerce encore son emprise sur les enfants de Juda. 

Les Juifs rabbiniques sont devenus un peuple brillant et avisé en matière de choses matérielles parce qu’ils privilégient l’intellect à l’Esprit. Pourtant, Yahweh demande : comment peuvent-ils être vraiment sages, puisqu’ils ont rejeté sa parole et l’ont remplacée par leurs propres paroles (Talmud) ?

Yirmeyah (Jérémie) 8:8-9
8 Comment dites-vous : Nous sommes sages, et la loi de Yahweh est avec nous ? Mais voici, la plume menteuse des scribes en fait un mensonge !
9 Les sages seront confus ; ils seront épouvantés, et ils seront pris. Car ils ont rejeté la parole de Yahweh, et quelle sagesse auraient-ils ?

Si vous souhaitez comprendre plus en détails pourquoi nous ne devrions pas suivre les traditions rabbiniques, il y a un autre enseignement beaucoup plus détaillé appelé “Les Nazaréens et la loi orale”.

 

 

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